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LA LIGNÉE MYRROPHORE

 

 

Porteuses de myrrhe et gardiennes des passages sacrés

Le mot "Myrrophore" vient du grec ancien : murron (myrrhe, parfum) et phoros (qui porte). Les Myrrophores sont littéralement les "porteuses de myrrhe" - ces femmes qui, à travers les âges et les cultures, ont été les gardiennes des onctions sacrées et des passages de vie.

Cette lignée millénaire traverse les civilisations et arrive jusqu'à nous, portant une sagesse profonde sur l'accompagnement des transformations humaines par le geste de l'onction - cette huile déposée sur la peau qui devient prière, rituel, reconnaissance du corps comme temple sacré.

Aux origines : l'Égypte ancienne et Sumer

L'art de l'onction prend racine dans la civilisation sumérienne et égyptienne. Dans les temples, il y a plus de 5000 ans, prêtres et prêtresses créaient les "parfums divins" - mélanges complexes d'huiles végétales, de résines aromatiques et d'essences florales utilisés pour les rituels sacrés, les soins thérapeutiques et l'accompagnement des morts.

Le Kyphi, parfum sacré des temples égyptiens, était préparé selon des formules secrètes transmises d'initiés en initiés. Les onguents de momification permettaient d'accompagner le passage vers l'au-delà. L'onction royale, appliquée lors du couronnement des pharaons, conférait la légitimité divine. Ces hommes et femmes médecine maîtrisaient à la fois la botanique, l'alchimie des extractions et la dimension spirituelle des substances aromatiques.

 

La myrrhe, résine précieuse venue d'Arabie et de la Corne de l'Afrique, occupait une place centrale dans ces préparations. Antiseptique puissante, cicatrisante profonde, elle était aussi considérée comme une substance d'immortalité, capable de préserver le corps et d'ouvrir les portes du royaume des morts.

 

La tradition essénienne : la médecine sacrée de l'âme

Plusieurs siècles plus tard, les Esséniens - communauté spirituelle vivant dans le désert de Judée mais aussi ailleurs - sont réputés pour être de grands guérisseurs : ils connaissent les plantes, les pierres et la médecine énergétique de l'humain, relient santé humaine et spiritualité. De par leur vision holistique et leur connaissance des mondes spirituels, ils deviennent gardiens d'une médecine sacrée.

Marie-Madeleine : la Myrrophore des Myrrophores

Au cœur de cette lignée se trouve Marie-Madeleine, figure centrale du christianisme primitif, souvent mal comprise et réduite à tort au rôle de pécheresse repentie.

Les textes évangéliques et apocryphes nous la présentent comme celle qui oint Jésus de parfums précieux - nard pur, myrrhe, aromates - à plusieurs reprises cruciales de sa vie. Elle est présente au pied de la croix lors de la crucifixion, et c'est elle qui, avec d'autres femmes porteuses d'aromates, vient embaumer le corps le matin de la résurrection. Elle est la première témoin du Christ ressuscité.

Dans la tradition ésotérique chrétienne, Marie-Madeleine est reconnue comme l'Apôtre des Apôtres, la compagne spirituelle et initiatique de Jésus, celle qui a reçu et transmis les enseignements les plus profonds. Elle incarne la lignée de la Rose Mystique - symbole du féminin sacré, de l'amour divin incarné, de la sagesse du cœur.

Son geste d'oindre les pieds du Christ avec du nard précieux, puis de les essuyer avec ses cheveux, est bien plus qu'un acte de dévotion : c'est un rituel d'onction sacerdotale, une reconnaissance du corps comme temple divin, un accompagnement des passages - celui vers la mort imminente, puis vers la résurrection.

Marie-Madeleine établit ainsi le modèle de la Myrrophore : celle qui accompagne les transformations par l'onction, qui honore le corps dans sa dimension sacrée, qui est présente dans les passages les plus difficiles - mort, deuil, transformation profonde - avec la douceur d'une huile parfumée et la force d'une présence aimante.

 

La transmission en Europe : herboristes et femmes médecine

Après la dispersion des premières communautés chrétiennes, cette sagesse de l'onction se transmet de manière souterraine en Europe, portée par les moniales bénédictines, les béguines, les herboristes de village, les sages-femmes.

Hildegarde de Bingen au XIIe siècle et tant d'autres femmes médecine gardent vivante la connaissance des plantes médicinales et de leurs préparations. Elles soignent les malades, accompagnent les naissances et les morts, créent des baumes et des onguents pour apaiser les souffrances du corps et de l'âme.

Les traditions celtiques et germaniques apportent leur propre sagesse : le travail avec les arbres sacrés, les cycles lunaires, les célébration des saisons de la roue de l'année. Les druides connaissaient profondément les plantes de leurs forêts et leurs usages tant physiques que spirituels.

Ces savoirs circulent oralement, de maître à apprentie, dans une transmission ininterrompue qui traverse les siècles malgré les persécutions. Les "sorcières" brûlées pendant l'Inquisition étaient souvent des guérisseuses, des herboristes, des femmes qui détenaient le savoir des plantes et des onctions.

La voie Myrrophore aujourd'hui

Aujourd'hui, la lignée des Myrrophores renaît et se structure. L'École des Myrrophores est la première en France à transmettre explicitement cette voie en y intégrant une formation herboristique complète.

Cette transmission ne se veut pas dogmatique ou religieuse. Elle honore les racines spirituelles de cette lignée - égyptienne, essénienne, chrétienne primitive, celtique - tout en restant ouverte et accessible à toutes les personnes appelées par les plantes et par l'accompagnement des passages, quelles que soient leurs croyances personnelles.

Être Myrrophore aujourd'hui, c'est :

- Maîtriser l'art de l'onction dans sa dimension technique - connaissance des plantes, extraction des huiles essentielles et végétales, formulation, propriétés thérapeutiques, contre-indications, protocoles d'application.

- Comprendre la dimension énergétique et spirituelle des plantes - leurs signatures, leurs correspondances avec les chakras et les corps subtils, leur action sur les mémoires cellulaires et les traumatismes transgénérationnels.

- Savoir accompagner les passages de vie - naissance, adolescence, maternité, ménopause, deuils, transformations profondes, fin de vie - en créant des rituels d'onction adaptés à chaque situation.

- Honorer le corps comme temple sacré, reconnaître la dimension spirituelle du soin, et incarner une présence aimante et respectueuse auprès de celles et ceux qui traversent des seuils difficiles.

- Transmettre cette sagesse millénaire aux générations futures, en l'adaptant à notre époque tout en préservant son essence profonde.

 

L'École des Myrrophores propose un parcours complet en trois niveaux pour celles qui souhaitent s'initier puis approfondir cette voie.

Rejoindre la lignée

Si vous vous sentez appelée par les plantes, par l'accompagnement des passages de vie, par la dimension sacrée du soin, vous êtes peut-être une Myrrophore qui s'ignore. Cette lignée n'appartient à personne et à tout le monde à la fois : elle se transmet à celles qui entendent son appel et qui acceptent d'en porter la responsabilité avec sérieux et humilité.

Rejoindre la voie des Myrrophores, c'est accepter d'être au service : au service des plantes qui nous confient leurs secrets, au service des personnes qui traversent des passages difficiles, au service d'une sagesse millénaire qui mérite d'être préservée et transmise aux générations futures.

C'est aussi accepter d'être transformée soi-même par ce chemin, car on ne peut accompagner les passages d'autrui sans avoir traversé les siens propres, et les plantes enseignent autant qu'elles guérissent.

La lignée des Myrrophores vous attend.

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